Ma RETRAITE seule à la campagne

Il y a environ deux semaines je suis partie pour la première fois, toute seule, pendant plusieurs jours à la campagne, loin de tout. J’ai choisi de partir dans un environnement que je connaissais déjà, la maison de campagne de mes grands parents.

Le programme

En partant, j’avais décidé de faire beaucoup d’heures de méditations dans la journée, de me lever à 4h du matin, de faire quelques exercices de sophrologie, de faire une monodiète, de lire et de me promener pendant plusieurs heures. Un programme bien rempli qui me donnait très envie mais qui était peut être un peu trop dur à tenir. J’ai donc décidé de l’adapter à quelque chose de moins intense.

J’ai donc médité en moyenne 3 à 4h par jour, ce qui, je l’avoue, n’était pas si facile. Je n’avais jamais médité pendant une heure et ne m’étais donc jamais confrontée à toutes les douleurs physiques que l’on peut ressentir. Durant mes deux premières sessions d’une heure, j’avais décidé de ne pas bouger et d’observer toutes les douleurs que je pouvais sentir dans mon corps. Observer ce qu’il se passe sans chercher à changer l’expérience. Bien que difficiles, ces deux séances m’ont beaucoup appris. Pour la suite, je me suis laissée la possibilité de réajuster un peu ma position si cela me faisait trop souffrir.

En ce qui concerne le réveil, je n’ai pas passé des nuits très reposantes, donc me lever à 4h du matin était un peu trop difficile. J’ai donc choisi de repousser le réveil de 2h, et donc de me lever à 6h, ce qui me permettait de voir le soleil se lever et de commencer la journée en douceur.

J’ai fait une monodiète sur un petit déjeuner et un déjeuner. Je ne l’ai pas faite sur une journée entière puisque je me sentais particulièrement fatiguée. Je suis allée me promener autant de fois que j’en ressentais l’envie. Et j’ai aussi lu et pratiqué des exercices de sophrologie lorsque j’en ai ressentie l’envie, le besoin.

J’ai donc réadapté le programme que je m’étais fait en fonction de mes envies et de ce qui me faisais du bien.

Le contrôle et l’attente

Comme je le disais dans cet article, j’ai des difficultés à faire des choix. Que ce soit pour des petits choix du quotidien comme pour des plus grands. J’ai conscience que vu de l’extérieur cela peut paraître complètement incompréhensible et j’ai même parfois du mal à comprendre cela.

En ce moment, je suis face à des choix qu’il faut que je prenne et j’avoue que j’ai du mal à me lancer. Mon mental est très agité et des questions du style « et si » « oui mais » tournent en boucle dans ma tête. Je voulais partir seule loin de toutes distractions extérieures pour  me reconnecter à moi, écouter mon intuition afin de savoir quel choix prendre. Pas ce que la société, mon entourage veulent pour moi, ou l’image que je veux donner de moi même, mais bien ce que me dit mon cœur.

Avec ces quelques jours je m’attendais, je l’avoue, à avoir comme une révélation, une réponse toute faite à mes questionnements. Je me disais qu’à le fin de ma retraite je saurais quoi faire. J’ai donc passé le début de mon séjour à me dire qu’il fallait que j’écoute mon intuition, à être dans le contrôle de ce qu’il « fallait » qu’il se passe. Je voulais que le moment présent soit différent, que cette expérience m’apporte une réponse sur le choix à faire.

J’ai pris conscience de ce contrôle et, petit à petit, j’ai lâcher prise par rapport à toutes les attentes que je pouvais avoir de cette expérience. J’ai commencé à accepter ce qu’il se passait dans le moment présent, la difficulté que j’ai, pour l’instant, à entendre ce que me dit mon intuition. J’ai senti la nécessité de porter attention à mon corps (yoga, sophrologie) plus souvent au quotidien pour me dés-identifier de mon mental et pouvoir me reconnecter à mon intuition. Ce lâcher prise m’a amené à ressentir un grand soulagement. Et mes pensées ont commencé à se faire des moins en moins nombreuses et présentes.

Le lâcher prise et l’acceptation

Ces quelques jours ne m’ont pas amenés ce que j’attendais, c’est-à-dire une réponse toute faite à mes interrogations et j’en suis pleinement reconnaissante. Ils m’ont apporté d’autres belles prises de conscience. Je me suis rendue compte de toutes les attentes que je pouvais avoir pour différents aspects de ma vie.

En plaçant des attentes dans une expérience, une personne, nous sommes forcément amenés à souffrir puisque nous refusons le moment présent. Nous essayons de changer des choses sur lesquelles nous n’avons pas de contrôle. Très souvent les projections que nous faisons sur l’avenir, sur une situation, se révèlent différentes de celles que nous avions imaginés. Je suis convaincue que le lâcher prise et l’acceptation sont réellement des notions essentielles pour son bien-être et celui des autres. Accepter les choses de la vie qui nous arrivent, accepter toutes les émotions que cela crée en nous. Accepter l’instant présent tel qu’il est, même s’il est différent de nos attentes. Lâcher prise et accepter.

Et vous ? Vous avez aussi tendance à avoir des attentes ?

J’espère que cet article un peu différent de d’habitude aura pu vous plaire et je m’excuse s’il est un peu brouillon. J’ai essayé de rester un peu structurée et concise mais j’ai parfois des difficultés à rester organisée dans mes propos.

Prenez soin de vous. Acceptez les parts de lumières comme les parts d’ombres en vous.

Belle semaine <3

2 comments on “Ma RETRAITE seule à la campagne

  1. Bonsoir Maëlle
    Plus jeune, et il y a encore pas si longtemps, j’étais un peu comme toi, hésitante, ne pas arriver à faire de choix, ne pas arriver à lâcher prise, attendre, espérer… Alors que le principal est vraiment de vivre le moment présent. Ce qui doit arriver, arrivera, mais ce n’est pas nous qui le déciderons. Si ce que nous avons entrepris de faire est bon pour nous, tout se mettra en branle pour que cela arrive. Si cela ne se fait pas, c’est que ce n’était pas pour nous. C’est ainsi que je raisonne actuellement. Ne pas s’entêter, lâcher prise et vivre le moment présent.
    Aussi, lorsque tu parles de méditation. Je ne pense pas que souffrance aille avec méditation. Pourquoi s’imposer de rester une heure dans une position qui devient inconfortable ? Il n’est pas interdit de changer de position si l’on prend mal à une jambe par exemple, ou ailleurs. Ma prof de yoga nous le dit régulièrement, faire au mieux, mais ne pas se faire du mal… Mais en tous cas, 3 ou 4h de méditation, bravo ! je n’y arriverais pas… 🙂
    J’ai toujours beaucoup de plaisir à te lire, Maëlle. 🙂
    Bisous.

    1. Je suis d’accord avec toi, je suis persuadée que ce qui doit arriver arrivera et si ça n’arrive pas c’est que ça ne devait pas arriver (à ce moment en tout cas). Et pourtant parfois mon mental « oublie ». C’est donc bien d’avoir des petits rappels !
      Je voulais m’inspirer des retraites de méditation Vipassana (que j’aimerais beaucoup faire) où, au bout de 3 jours, les méditations se font sans bouger.
      Je pensais ne pas y arriver non plus et finalement si. On est parfois étonnés de ce qu’on peut faire 🙂
      Merci à toi pour cet échange très intéressant.
      Belle journée !

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