Consommation : devenir consommActeur

Consommacteur : colibri

 

En cette fin d’année et l’arrivée des fêtes de Noël, je ressens l’envie de vous faire part de ma réflexion concernant notre manière de consommer ainsi que mon cheminement personnel.

Mon cheminement

   Alimentation

Cela a débuté il y a maintenant un peu plus de deux ans, avec une remise en question de la manière dont je m’alimentais (à l’époque j’étais végétarienne). J’ai pris alors conscience de ce qu’il se passait derrière l’industrie du lait, des œufs et ai décidé d’arrêter de consommer tout produit d’origine animale (au niveau alimentaire mais aussi dans tous les autres domaines de ma vie).

Puis assez rapidement, je me suis aussi interrogée sur la qualité des produits que je consommais, notamment des fruits et légumes qui prenaient une place encore plus importante dans mon alimentation. J’ai fait de nombreuses recherches et ai décidé de passer, petit à petit, à une consommation de produits biologiques plutôt que de produits remplies de pesticides, aussi mauvais pour la planète que pour moi.

   Produits du quotidien

Je me suis ensuite intéressée aux produits que j’utilisais au quotidien. Je n’ai jamais été très intéressée par les cosmétiques et j’ai toujours plus ou moins privilégié les produits naturels pour mon visage. Mais j’achetais des gels douches et des shampoing en grandes surfaces traditionnelles. J’ai alors décidé de me tourner vers des produits ayant une composition plus saine. En ce qui concerne les produits ménagers, j’ai découvert que des produits aussi simples que le bicarbonate de soude, le vinaigre blanc, le savon noir, le savon de Marseille pouvaient remplacer la totalité des bouteilles de produits ménagers entassés sous l’évier.

C’est aussi à cette période que j’ai découvert le zéro déchet. C’est un mode de vie qui a pour objectif de réduire les déchets que nous produisons en refusant ce dont nous n’avons pas besoin, en réduisant le plastique et ce que nous consommons, en réutilisant et recyclant ce que nous avons déjà et en compostant (cf Zéro déchet de Béa Johnson). À travers cette manière de consommer, de penser, nous nous reconnectons à ce qui est essentiel et ce qui nous est réellement utile.

Au début de mes études à Lyon, j’ai dépensé énormément d’argent dans la mode. J’achetais des vêtements de manière compulsive et irraisonnée. Je ressentais une certaine satisfaction lorsque j’en achetais un mais quelques jours/semaines après je m’en étais lassée et souhaitais en acheter des nouveaux. Aujourd’hui, je n’achète presque plus de vêtements et si j’en ai besoin, j’essaye de privilégier au maximum ceux que je peux trouver en friperie. Je vous conseille d’ailleurs de regarder le documentaire « The True Cost », disponible sur Netflix, qui montre la dure réalité derrière les vêtements que nous achetons ( /!\ attention ce documentaire peut être particulièrement violent à visionner).

Ma réflexion sur notre consommation 

Mise à part mon arrêt de consommation de produits d’origine animale, tout ce n’est pas fait en un jour. Et je suis loin d’être parfaite en la matière. Je suis en cheminement et j’essaye tous les jours de faire du mieux que je peux.

Ce serait vous mentir que de vous dire que je ne consomme plus aucun de ces produits et que je ne ressens plus ces envies d’acheter. Parfois je me laisse encore tenter par un vêtement, un objet dont je n’ai pas réellement besoin mais qui me donne envie. Mais cela devient de plus en plus rare. Maintenant, lorsque je ressens l’envie d’acheter un livre, un vêtement ou autre, j’essaye de me laisser une ou 2 semaines pour y réfléchir. Au bout de ce laps de temps, je me demande si j’en ressens vraiment le besoin. Si je réponds à l’affirmative je l’achète. Mais très souvent, je me rends compte que cette envie/besoin est partie et je sais alors que cela aurait été un achat inutile.

Je ne dis pas que consommer des produits alimentaires dans des enseignes traditionnelles, des vêtements dans des boutiques connues fait de vous quelqu’un de mauvais. Loin de moi cette idée ! Chacun fait du mieux qu’il peut en fonction de ses moyens, de sa sensibilité, des informations qu’il connait, etc. Mais je pense qu’il est essentiel que nous nous questionnons sur ce système de consommation qui nous pousse à vouloir toujours plus. Le bonheur se trouve-t-il là ? Ce tee-shirt, cette décoration, ces chaussures vont-ils nous rendre plus heureux ? En a-t-on réellement besoin ?

Nous oublions parfois le pouvoir que nous avons en tant que consommateur. Notre consommation est un vote. Lorsque nous décidons de donner notre argent à une enseigne, nous transmettons le message que ces produits nous sont utiles et perpétuons ainsi la chaîne de l’offre et de la demande (pour qu’il y ait une offre, il faut systématiquement qu’il y ait une demande en amont). Nous ne pouvons pas tout changer à nous seul, c’est une réalité. Mais nous pouvons faire notre part, notre part de colibri. Si nous souhaitons que le monde change, nous ne devons pas attendre que nos dirigeants le fassent. Nous pouvons commencer par nous changer nous même et notre façon d’agir puisque ce sont les seules choses que nous avons le pouvoir de faire.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » Gandhi

Encore une fois, soyez bienveillant envers vous même et acceptez que tous ces changements ne peuvent pas se faire en un jour. La perfection n’existe pas, faites du mieux que vous pouvez :).

 

J’espère que cet article un peu différent de d’habitude vous aura plu. Je trouvais cela pertinent de vous parler de ça avant Noël, période où nous consommons beaucoup sans nécessairement questionner cela.

Passez une belle semaine et de bonnes fêtes de fin d’année !

6 comments on “Consommation : devenir consommActeur

  1. Tout à fait d’accord, j’ai eu un cheminement similaire, qui a notamment commencé quand on m’a confié la partie environnement au boulot. Bravo, comme tu dis personne n’est parfait (perso je ne suis pas encore au niveau du « zéro déchet ») mais si chacun fait un peu c’est déjà beaucoup 🙂

    1. C’est exactement ça ! Si chacun fait ce qu’il peut à sa hauteur, c’est déjà génial !
      Bravo à toi et merci pour ce partage 🙂
      Belle journée Céline !

  2. Superbe article qui fait du bien en cette période de consommation qui précède les fêtes de fin d’année. J’avais besoin de relire que la perfection n’existe pas… Merci pour ça <3

    1. On manque tellement de malveillance envers nous-mêmes que c’est parfois bien d’avoir une personne extérieure qui nous rappelle que nous faisons autant que nous pouvons 😉
      Gros bisous <3

  3. Coucou,
    Tout à fait en phase avec ton cheminement ! J’ai arrêté de consommer de la viande et des produits laitiers il y a 4 ans en procédant par étapes, d’abord la viande rouge et la charcuterie, puis la volaille, enfin le poisson, etc… Il y a quelques mois, à cause du syndrome de l’intestin irritable dont je souffre j’ai du me résoudre à reconsommer de temps en temps des petits poissons, des oeufs et une part de volaille par semaine. C’est très dur comme étape, j’ai eu l’impression de régresser, mais j’essaie de ne pas me juger. Et finalement je me rends compte que ça ne change rien à mon combat, que je continue à respecter les animaux. Je les remercie à chaque fois pour le sacrifice qui a été fait, même si ma vie ne vaut pas mieux que la leur… En espérant qu’une fois l’énergie retrouvée je pourrais m’engager de manière plus concrète pour leur sauvegarde. Merci pour ton témoignage 🙂

    1. Coucou Nathalie !
      Si cela est mieux pour ta santé c’est sur qu’il faut écouter son corps. Ça ne sert à rien de se rendre plus malade. Avoir des prises de conscience change effectivement notre rapport aux animaux (et je pense que c’est définitif, ou presque).
      C’est un peu comme les indiens alors, qui remerciaient les animaux qu’ils tuaient pour tout ce qu’ils allaient leur apporter (puisqu’ils utilisaient tout de l’animal et ne gaspillaient rien).
      Rétablies toi bien et prends soin de toi !
      Merci à toi pour ce retour, ça me fait plaisir de te lire ici 🙂

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